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Crise au RJ: "Je ne me laisserai pas faire", dixit Armel Mingatoloum Sayo

L'Hirondelle avec kangbi-ndara.info / Au détour de cette interview accordée au quotidien l'Hirondelle, le leader du mouvement Révolution Justice (RJ), Armel Mingatoloum Sayo donne son point de vue sur la crise que traverse ledit mouvement et sa vision de l'avenir de la République Centrafricaine. Interview !


Vous dites que RJ n’est pas un groupe rebelle mais plutôt un mouvement révolutionnaire ?


A la différence d’une rébellion, une révolution consiste à changer les mentalités et apporte une vision. La vision de RJ était d’une part de se constituer en une partie de solution au moment où le pays était en pleine crise, venant au secours à nos concitoyens et non contribuer à empirer leurs peines, et d’autre part de contribuer aux actions de pacification du Pays d’où son adhésion sans condition aux principes des accords de Brazzaville puis de Bangui inscrivant le groupe au processus DDRR.


La crise au RJ, de quoi s’agit-il exactement?
Il s’agit simplement de trafic d’instrumentalisation de certains hommes politiques de la région, décidé de vouloir s’en prendre à SAYO afin d’assouvir leurs ambitions politiques. A ce que je sache, depuis l’adhésion du groupe aux processus de paix et de réconciliation enclenché dans notre pays, caractérisé par le DDRR pour les groupes armés, il n’y jamais eu de crise, ni de dissension au sein de RJ.

Grande est ma surprise de constater qu’a l’approche du DDRR qui devra entériner la volonté manifeste des groupes armés et en particulier celle du leader de RJ que je suis à pacifier le pays, que certains bras politiques entrent dans la danse par le concours de Mr Raymond BELANGA chef d’ETAT MAJOR contesté de ce mouvement a semer le désordre. Ce qui est sûr, JE NE LAISSERAI PAS FAIRE CAR LE GROUPE M’A TOUJOURS AFFIRME ET RÉAFFIRME SA CONFIANCE. IL EST QUESTION POUR MOI, D’UNE SUITE LOGIQUE DE RESPONSABILITÉ A ENTRETENIR AFIN QUE CES MILLIERS DE COMBATTANTS SOIENT RÉINSÉRÉS DANS LA VIE SOCIO ACTIVE DU PAYS.


Il y’a de cela 06 mois passés, lors d’un de mes passages dans la région, les combattants RJ ont émis les vœux de destituer Mr BELANGA comme chef N° 2 de ce mouvement. Le but de cette destitution était justement dû au détournement des modestes moyens que je mettais à titre personnel à la disposition des éléments comme PJA à Monsieur BELANGA contre décharge qui n’arrivaient jamais à bon bord . Ayant compris le pot au rose, les éléments lui ont même empêché d’avoir accès à moi. Il m’a fallu du temps pour les convaincre avant de lui accorder une audience. D’où une décision a été prise (chaque commandant de zone recevait directement de moi les PJA des éléments) ce qui déplut à Mr. BELANGA


Votre dernier passage date de quand alors ?

Mon dernier passage date de 2 mois et demi (précisément le 16 Février 2016)


Les conséquences au niveau interne ?


Dissension du groupe, objection au processus DDRR et risque de futur crise social à venir. Mais l’espoir de réussite reste une évidence car le groupe a été idéologisé et reste entièrement mobilisé derrière mon leadership.


Les conséquences au niveau national ?


Une future crise à l’horizon, un pays non entièrement pacifié alors que notre pays en assez de ces crises qui ont totalement déchiqueté le tissu social centrafricain, foulé aux pieds des bottes notre économie et freiné l’élan fébrile de construction ou de reconstruction que le pays a toujours essayer d’entreprendre afin d’en arriver à l’étape développement. C’est pourquoi il est important de veiller à la réalisation et la réussite de ce processus, élément clé de pacification de notre cher pays.


Votre message de fin


Après ces années de péripéties ayant secoué le pays, il est important que chaque responsable, par secteurs d’activités, puisse veiller au bon fonctionnement de son entité, à la mise en pratique des textes qui les régissent, ou à l’application de ceux-ci (textes) existant afin d’aider les nouvelles autorités à relever le pays. Les responsables des groupes armés quand à eux, devrons veiller à la réinsertion des leurs, dans la vie socio-professionnelle du pays via ce processus.

Source : Journal Hirondelle

Tag(s) : #Interview

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