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Grande révélation sur la candidature de Dologuélé !

Comme sur des chapeaux de roue, la campagne pour le second tour de la présidentielle est lancée depuis le 6 février 2016 sur toute l’étendue du territoire centrafricain. Les deux candidats arrivés en tête au premier tour disposent de sept (7) jours francs pour convaincre.


Quoi donc de plus pathétique que ces banderoles et visuels déployés aux différents endroits de la ville ? Ces tintamarres de klaxons de véhicules et moto ? Ces gadgets aux effigies des candidats arborés par les populations ? Certes, mais, cela ne doit pas aveugler le peuple dans son choix pour l’avenir.


A ce titre, rien ne doit échapper au crible du droit de savoir des centrafricains. Cela est tout autant valable pour le sulfureux dossier MADOF. Il est vrai que ce qui attrait au rapport d’un justiciable avec la loi reste individuel. Mais, dès lors que la prétention de solliciter le suffrage d’un peuple souverain dans la perspective de vouloir présider à sa destinée se manifeste en une personnalité donnée, aussitôt, son profil historique, quand bien-même individuel bascule dans le domaine de l’intérêt général. D’où la nécessité de faire la lumière sur cette affaire de MADOF.


D’ailleurs, c’est un secret de polichinelle dans les milieux avisés du pays qui se murmure sans que l’abcès soit franchement crevé. Quoiqu’il en soit, le danger est prévisible si l’on se pose dès aujourd’hui la question de l’image et de la confiance que ce candidat à la peau duquel est collée cette ‘’AFFAIRE MADOF’’ est censé inspirer à la communauté financière internationale à cette phase de reconstruction qui s’annonce titanesque et pour laquelle le financement extérieur est plus que jamais incontournable.


Avant même d’évoquer Madof, faisons un arrêt sur image pour rappeler dans qu’elle pudeur ce centrafricain est arrivé à la primature en son temps si ce n’est avec un premier dossier dit du crédit mutuel d’Angoulême, un scandale financier de l’ordre de 300 milliards FCFA auquel le nom de Dologuélé est associé à l’époque. Le malheur des uns faisant le bonheur des autres, c’est le pauvre Yologaza, Directeur national de la BEAC qui en a fait les frais en perdant innocemment son poste aussitôt la mafia découverte.


Plus tard, au poste de Président de la BDEAC, Dologuélé récidive. Contre les dispositions statutaires de la banque, il a osé des placements illicites, ce qu’il est convenu d’appeler l’ AFFAIRE MADOF’’. De son prénom Bernard, ce banquier américain a emporté dans le sillage du scandale qui l’éclabousse l’ensemble des placements des banques de son réseau dont celle auprès de laquelle, Dologuélé a placé les 10 milliards de la BDEAC. Furieux, les Chefs d’Etat de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (CEMAC) ont demandé et obtenu sa tête.


La question toute simple mais préoccupante que le centrafricain pourrait se poser aujourd’hui est de savoir si ce centrafricain, en cas de victoire, inspirera -t- il confiance d’abord au niveau sous-régional ensuite, au niveau régional et enfin international ? Cette interrogation requiert toute sa légitimité dès lors que les présidents Deby, Sassou, Obieng, Biya, pour ne citer que ceux-là et qui gardent encore le triste souvenir de ce centrafricain sont encore en exercice. Qu’en sera-t-il des institutions de Breeton Woods, partenaires traditionnels de la BEAC et de la BDEAC ?


Selon certaines sources, le procès MADOF pourrait intervenir dans un an. Ce centrafricain ne serait pas en quête d’une immunité présidentielle, histoire de se mettre confortablement à l’abri ? Et, pour ce stratagème, il voudra se servir du peuple comme tremplin.


Du coup, il y a ironie du sort. Dologuélé qui, en parlant de ses adversaires, utilise souvent le mot « Boubourou » en Sango qui signifie hébété pour sermonner ces derniers à ne pas prendre les centrafricains comme des « Boubourou », c’est lui finalement qui croit se servir du peuple comme des « Boubourou ». Cordonnier mal chaussé ?

Pour finir, le contexte actuel de la République Centrafricaine nécessite un homme crédible et irréprochable. Ainsi, d’autres révélations plus compromettantes pourront faire l’objet de rebondissement. AFFAIRE A SUIVRE.


P. Mikki Théophanie

Tag(s) : #Opinion

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