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Dans cette petite portion de terre qu'on appelle affectueusement République Centrafricaine – cette ancienne « suisse africaine » - cette terre soi-disant « bénie » de Dieu - le pays de « Zo kwé Zo » (Tous les hommes sont égaux) du « Zo a yeke Zo » (Une personne est une personne) du « So zo la » (Celui-là est une personne) - ou encore de « Zo a yéké gnama apè » (l'être humain n'est pas un animal), en un mot – une terre d’accueil à l'hospitalité légendaire, qu'est-ce qui n'a pas été dit ? Qu'est-ce qui n'a pas été écrit ? Qu'est-ce qui n'a pas été expérimenté ?

Tout ou presque. Et pourtant, rien – absolument rien n'a changé en plus de 54 années d'indépendance : la République Centrafricaine est restée ce qu'elle est : un pays riche de ses ressources naturelles mais paradoxalement pauvre ! Un pays vaste de par son étendue mais pauvre en ressources humaines qualifiées - soit ! Un pays de… et à l'infini, les commentaires varient d'un pays à un autre, d'une personne à une autre, d'une nationalité à une autre…

Naturellement, certains centrafricains n'hésiteront pas à accuser frontalement certains pays, certaines puissances ou encore certains hommes politiques centrafricains ou étrangers d'être la cause des malheurs infinies qui s'abattent sur la République Centrafricaine. D'une certaine manière, ne nous-cachons pas le visage avec un doigt, il y a eu des pesanteurs aussi bien endogènes qu'exogènes à la situation dans laquelle se trouve ce pays. Abstraction faite de tout commentaire, cela ne saurait être les seules raisons pour lesquelles, la RCA reste à ce point ratatinée comme un « nain » qui est condamnée à se contenter de la taille que la nature lui a offerte. Il n'y a pas de fatalité à la situation centrafricaine pourvu que les compétences qu'il faut soient utilisées là où il le faut et la République renaîtra comme le prévoit justement La Renaissance – l'hymne national de notre pays.

Renaître autrement

Dans pratiquement quelques semaines, nonobstant les écueils qui ont jalonné et qui jalonnent encore le processus, les centrafricains – en âge de voter devront choisir un et un seul Président de la République ainsi que des élus du peuple qui auront la lourde tâche de conduire les destinées de la République pour les 5 prochaines années. Le futur président centrafricain est-il déjà choisi par les « puissances occultes » comme bon nombre de centrafricains le croient ? L'homme providentiel à même de sortir le pays du chaos figure-t-il parmi les nombreux candidats sur le starting block pour le départ de cette course à la Présidentielle ?

Quelques questionnements qui taraudent – si on peut le dire – dans la tête des filles et fils de ce pays car – plus que jamais, on se rend compte que la crise qui a fortement secouée la République a libéré les « énergies positives » qui étaient enfouies dans le tréfonds de chaque centrafricain. Plus que jamais, on veut tous que ÇA CHANGE ET IL FAUT ABSOLUMENT QUE ÇA CHANGE.

Il nous faut donc renaître – au sortir des élections pluralistes d'octobre prochain tant nous n'avions plus droit à l'erreur. Renaître autrement, c'est élire un président qui a la maîtrise du dossier et qui est habilité à accomplir avec conscience, rigueur et honnêteté les devoirs de sa charge. Le prochain président centrafricain doit – sauf erreur de parcours être l'homme qu'il faut pour le job : celui de la reconstruction de ce pays miné par la mauvaise gouvernance, la malhonnêteté, l'incompétence, la corruption, le clientélisme…

Un homme où une femme imbu(e) du sens du devoir et qui par delà tout, devra avoir la crédibilité nécessaire que requiert une telle charge afin d'avoir toute la légitimité nécessaire pour insuffler cette dynamique du renouveau, du changement et donc de la RENAISSANCE de la République.

Un homme où une femme intellectuellement « excellent (e)», sage et véritablement disposé(e) à œuvrer pour l'intérêt général du peuple centrafricain. En un mot, une République des personnalités « excellentes » et non celle des « nullissimes » qui nous ont gouverné depuis 54 ans et qui ont précipité le pays dans cette gadoue.

Mais si l'échelle des valeurs doit une fois de plus être inversée pour qu'une fois de plus les « cancres » puissent continuer à gouverner cette société dans laquelle « l'on s'excuserait presque d'être intelligents » et où « les techniciens de l'à peu-près seront les nouveaux maîtres à penser et s'autoproclameront arbitres des élégances », comme le défend Me Crépin Mboli-Goumba, le changement de cap pour un véritable sursaut ne restera qu'un leurre.

http://www.radiondekeluka.org/securite/item/22790-fusillade-mortelle-inter-minusca-%C3%A0-la-base-socati-dans-le-5%C3%A8me-arrondissement-de-bangui.html

Tag(s) : #Politique